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lundi 11 janvier 2016

Isn't it cold out in space, Bowie?




... do you want to borrow my jumper, Bowie?

jeudi 6 août 2015

Man: 1- Machine: 0

Longtemps vilipendée par les mélomanes septiques (sic) - " c'est même pas de la musique, y'a pas d'instruments" (cqfd?) - , l'electro a fini par se faire des instruments à elle, aussi divers que rigolos, bigarrés qu'ésotériques, avec des petites loupiotes ou des gros boutons: bref, on a fini par s'y faire. Alors se mettre à faire de l'electro avec des vrais instruments du 19e siècle, mais quelle idée saugrenue!

C'est pourtant celle du combo Miss Tétanos und Sri.Fa and Stephen O'Maltine qui se paye le luxe d'un vrai batteur, en chair et en barbe, à la place d'une jolie boîte à rythme, et ici, il faut bien le dire, l'homme l'emporte largement sur la machine.


D'abord l'homme est finalement moins con: une machine ne fera jamais que ce qu'on lui dit - de la merde, donc souvent hélas -, ne pensera pas à donner un avis subversif - "mais heuu.. dis-moi mais c'est pourri ton truc, là"- car elle ne pense pas avec sa petite tête pleine de circuits zélectriques et ne connaît pas grand chose à la musique - à l'instar d'un paquet de gens qui la tripotent (la machine, pas la musique (quoique...)). Ensuite, l'homme est flexible: ingé son de merde, contretemps, coupure d'électricité, tsunami: il tient tête aux éléments et brave les tempêtes, son gros chibre ses baguettes à la main. Enfin, l'être humain a le gros avantage d'être capable de ressentir des émotions, sauf s'il est au MR: entre une machine qui fait krouik et un grand barbu en train de prendre le pied du siècle tout en mettant une méchante raclée à ses toms, seuls les quadra de l'Est toujours pas remis de la mort de Kraftwerk et les propriétaires de galeries scandinaves dépressifs préféreront le premier.

D'autant plus que cette machine humaine était accompagnée d'un indien de l'espace à longs cheveux, sorte de croisement entre Spock et Big Chief, korganiste de son état, et d'une Miss Tétanos en short bavarois heideggerien et lunettes de Terminator. Ceux qui ont suivi les démêlés du philosophe teuton avec le courant cybernétique ne pourront qu'apprécier l'ironie de cette configuration man/machine. Le fait qu'en plus on nous balance de la voix robohypnotisée/modulée grâce à un engin nommé Lexicon a achevé de filer une bonne grosse gaule à notre lobe frontal gauche et jusqu'au fond de notre Dasein tout frétillant.

lundi 5 mai 2014

Der amerikanische freund

If you hate lazy fuckers backpacking around Europe like it's the ultimate trip, trying to pronounce local names with an unbearably lousy accent and being all offended at the fact that not everyone is understanding their stupid gibber-jabberish sort of english, this movie is (kind of) for you. 

Two friends set out to go on a round-the-globe trip and, of course, to document everything (like it's really an original and never-done-before kind of thing). Unfortunately, after getting laid in Paris (that's apparently all we do down here: getting drunk, having philosophical conversations about life and drinking wine late in the night; sure, we never work or do anything that's useful) one of them become sick. Got what was coming, I reckon. So he starts to do strange stuffs: some cool (like jumping super-high and breaking rocks, though I fail to see the use for that except in Europe, where we don't do shit anyway) some weird (puking like on a permanent springbreak binge) and some downright uncool ( burning in the sun and having his eyes poping out of his head). 

Instead of going to a doctor (dude! free healthcare!) they draw the conclusion that he's simply turning into a supernatural creature (I'm not gonna say which one, so as not to spoil eventual future viewers suprise). From that point, it pretty much degenerates into a kind of horror road-trip back to Paris with a super violent ending.


No, but seriously, I like to tease and deprecate my fellow Lonely Planet people, but it's just tough love. Same goes for the movie: it's actually not bad, and the hand-held camera which can be so annoying in the genre doesn't go overboard. Some of the nightvision shots are really creepy and the transformation process is extremely well put. There's even a bit of ontological questioning at the end (between two frantic slaughters). Not bad at all.

jeudi 1 mai 2014

Loin du Vietnam (1967)

Dans ma série de Resnais, j'ai vu Loin du Vietnam, un film vraiment étonnant qui m'a fait penser au Fond de l'air est rouge. D'une part parce que Marker y participe et d'autre part, parce que ça me semble assez typique d'une certaine naïveté des gauchistes occidentaux par rapport à une série d'événements qu'ils comprennent avec un filtre romantique qui a parfois tendance à décevoir une fois la lumière faite sur ce qui se passe vraiment. Les différents segments se valent en termes de qualité, mais il y en a trois qui ressortent. 

Le segment de Resnais présente un artiste français qui évoque cette prise de parti des intellectuels européens lors de la guerre du Vietnam sous forme d'une série de questions que je n'avais jamais entendue formulée avant (sauf dans La guerre est finie): Pourquoi prendre parti? Pourquoi cette guerre-là en particulier? Que défend-on vraiment? N'est-ce pas un confort d'intellectuels que de pouvoir choisir ses causes politiques? Est-ce que ce n'est pas un luxe de nos sociétés que de se mêler des conflits des autres, quelle que soit la position qu'on défend? Le tout sous forme de long monologue, qui ne réduit vraiment pas la question à l'une ou l'autre position, mais renvoie dos à dos les deux. 





L'autre segment est celui de Godard, qui est plutôt barbant du point de vue du récit (on l'a pas laissé filmer à Hanoi, le pauv'chou) mais visuellement terriblement réussie: on le voit assis derrière une énorme caméra chipoter aux boutons, allumer, éteindre, faire tourner les molettes de direction et je ne sais pas si c'était l'intention, mais c'est hypnotisant, limite sensuel à certains moments. 

Le dernier segment qui m'a frappée est celui de William Klein, qui montre une série d'images des manifestations aux USA, sous forme de "no comment". On prend la mesure de la polarisation au sein même de la société, même si je soupçonne qu'on ait choisi les anti les plus virulemment bêtes, procédé qui me dérange un peu (pour l'avoir beaucoup vu dans les médias français à la suite des manifestations contre le mariage gay, transformant le travail journalistique en chasse au plus gros intégriste et l'analyse politique en micro-trottoir). Il y a par contre ce fameux "A parade is a parade is a parade", lâché par un officiel et sur l'origine duquel je me pose des questions: j'ai déjà entendu cette phrase citée en référence, mais du coup, est-ce en référence à ce film ou le type la cite-t-il lui-même? Et si oui, d'où vient-ce?

Loin du Vietnam, Resnais, Varda, Klein, Godard, Ivens, Lelouch

mercredi 12 mars 2014

jeudi 27 février 2014

lundi 18 novembre 2013

Fall just got funkier.




Oooo, baby woooolf!

jeudi 10 octobre 2013

Smash! Smash! Bang! Bang!




WOA, I've been waiting for this lady to come back since the ArchAndroid fury and boy am I pleased. The rest of the CD is just amazing and confuses me when it comes to even start to think to describe it.

 "We call that classy brass"


dimanche 15 septembre 2013

Souterrains/ dedans

But underground passages are also hiding places and refuges. Kafka's text The Burrow develops this specific feature of underground space: the narator is an undefined being completely dedicated to the task of building himself a perfect burrow, completly still. The text is unraveling in long sentences, going in circles and drilling through the language littles galeries, holes, little cells, still and empty.




The animal-Kafka uses language as a mean to create space: language being the first place from which the subject emerges, it's therefore the most intimate, the last refuge for the displaced, expelled, the ones without a home except for the stacks of words they're piling up around them like little cubes. But using language in its very materiality is also a way to thrust it outside of its own limits, to deteritorialize it, to allow it to escape the control of the majority and to become the language of those who write "like a rat digs his burrow".